Colophon

Un dossier de photos entre.
Un livre qu’on montre en sort.

Colophon lit le dossier, écarte ce qui affaiblirait l’album, compose toutes les planches, et vous rend un brouillon avec lequel vous pouvez discuter. Tout tourne sur votre machine, sans compte, et le PDF part chez l’imprimeur de votre choix.

Libre et gratuit, GPL-3.0. macOS aujourd’hui, Windows ensuite.

Une composition

575 photos dans le dossier
152 dans le livre fini

sur 48 planches et 12 chapitres, en moins d’une minute, chaque photo écartée étant listée et expliquée.

  • lecture
  • analyse
  • curation
  • composition
  • export

Un album 21 × 21 cm, composé depuis un dossier de vacances, sans une retouche à la main.

Ce qui est garanti

Une mise en page automatique se juge sur sa pire planche.

Les contraintes sont donc écrites en dur et vérifiées par un linter qui fait échouer la compilation, au lieu de rester des intentions. Le Composer ne fera jamais :

  • une photo portrait dans une case paysage, ni l’inverse
  • un visage détecté qui touche un bord recadré, à moins de 4 % de l’image
  • deux quasi-doublons, ou deux prises de la même scène, sur une même planche
  • une ouverture de chapitre sur une photo faible, ni cinq planches sans respiration
  • quatre fois le même gabarit d’affilée
  • la moindre retouche d’un pixel de votre photo

Dix compteurs vérifient l’album fini et refusent de passer si l’un d’eux se déclenche. Quand une correction revient, elle devient un compteur de plus.

La vue Tri

Il dit ce qu’il a écarté, et pourquoi.

Chaque photo écartée est montrée, groupée par la raison qui lui a coûté sa place : trop floue, quasi-doublon, autre prise de la même scène, définition trop faible pour ce format, panorama qui ne tient pas dans la page.

À côté de chacune se trouve la photo qui l’a emporté. Un clic la remet dans le livre.

C’est la partie que personne d’autre ne montre, et c’est elle qui fait la différence entre une curation automatique à laquelle on se fie et une curation qu’il faut vérifier.

Impression

Un PDF ordinaire, à 300 dpi, que n’importe quel imprimeur accepte.

Aucun partenaire imposé, aucun filigrane, aucun logo, aucun code-barres de notre part sur votre livre. Les polices sont incorporées, le fond perdu suit le profil de l’imprimeur, et l’aperçu montre la page à sa taille rognée plutôt que de promettre une marge que le massicot emportera.

Avant tout envoi, un prévol passe : pagination, fond perdu par bord, espace colorimétrique, polices incorporées, résolution effective case par case, zone sûre. Chaque message nomme la planche et la cause en toutes lettres, et donne le geste qui répare.

Rien n’échoue jamais en silence, surtout pas au dernier écran du parcours.

colophon --prevol --profil cloudprinter -o mon-album

Ce qu’il ne fait pas

Aucun compte, aucun cloud, aucune télémétrie, jamais.

Il n’y a pas de serveur où envoyer vos photos. Débranchez le réseau, tout continue de fonctionner, export compris. Le seul appel que Colophon passe est une question au lancement, à GitHub, pour savoir s’il existe une version plus récente ; elle n’emporte rien de vos photos et rien de votre album, et les Préférences la coupent.

L’album est un dossier sur votre disque avec un JSON lisible dedans, réparable dans un éditeur de texte. Vos photos d’origine sont lues et jamais modifiées.

Installer

Deux commandes, aujourd’hui.

Les binaires signés ne sont pas encore publiés. Compiler depuis les sources demande une chaîne Rust, Node 20, et deux minutes.

  1. cargo build --release

    Compile le moteur et la ligne de commande.

  2. ./target/release/colophon ~/Pictures/vacances -o album --format carre-21

    Compose l’album, puis écrit album.json et un PDF d’aperçu à côté.

Les prérequis et la marche complète sont dans le README du dépôt.

Questions

Celles qu’on pose vraiment.

Je peux imprimer où je veux ?

Oui. La sortie est un PDF standard à 300 dpi et ce logiciel n’a aucun imprimeur partenaire à vous imposer. Chez un imprimeur, dans un labo, ou chez vous.

Mes photos partent dans un cloud ?

Non, il n’y a pas de serveur. Colophon fonctionne réseau coupé, et continuera de fonctionner le jour où ce projet cessera d’être maintenu.

C’est de l’IA ?

Aucun modèle, aucun prompt, aucun appel réseau. Des hashs perceptuels pour les doublons, une mesure de netteté, l’exposition, et de la détection de visages pour ne pas couper les têtes. Tout est local, tout est expliqué, tout se corrige. Si un mode IA arrive un jour, il tournera avec votre clé, restera optionnel, et ne décidera jamais à votre place.

Pourquoi pas InDesign ou Scribus ?

Parce qu’ils partent d’une page blanche, et que la page blanche n’est pas le problème. Le problème, c’est de choisir 150 photos sur 600 et de les poser pour que le livre se lise. Pour composer chaque planche à la main, InDesign reste meilleur, et ce logiciel ne cherche pas à le remplacer.

Et mes fichiers HEIC ?

Lus nativement par le décodeur système, ImageIO sur macOS et WIC sur Windows. Rien à installer.

Vous gagnez de l’argent comment ?

Pas avec ça. Le logiciel est gratuit et le restera, l’export PDF pleine résolution aussi, hors ligne et sans compte. Une commande intégrée optionnelle viendra peut-être, pour ceux qui préfèrent cliquer une fois plutôt que gérer un imprimeur. Si elle n’arrive jamais, rien ne change ici.

Windows ? Linux ?

Windows est la prochaine étape, et c’est un vrai portage. Linux compile et tourne depuis les sources ; il manque un paquet signé et quelqu’un pour le tester sur plus d’une distribution.

CMJN, layflat, couverture rigide ?

Pas encore. L’espace colorimétrique et la reliure vivent dans le profil d’imprimeur, donc ils arrivent un profil à la fois, quand un vrai imprimeur les réclame.